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Wednesday, March 26, 2014

OÙ ... OUI OÙ S'INSTALLER, POUR VIVRE AUX PHILIPPINES ?

Dans la série où vivre aux Philippines, je reviens sur quelques points qui pourraient guider votre choix et je vous donne également quelques choix de personnes qui sont expatriées dans ce pays.


Vous êtes de plus en plus nombreux à exprimer le souhait de venir vivre aux Philippines. Le style de vie que nous menons sous les tropiques est réellement merveilleux, c’est certainement la chose que j’apprécie le plus dans ce genre de pays.

Attention de bien choisir l'endroit où vous allez vivre sur l'archipel.
Faire son petit trou à un endroit prend du temps, souvent beaucoup de temps.
Plus le temps passera, plus il vous sera difficile de bouger. J'y reviendrai dans un prochain post avec ma propre expérience.  

Que ce soit à l’île Maurice, aux Seychelles, aux Maldives, en Polynésie, aux Antilles, en Indonésie, etc.
Vivre dans ces îles paradisiaques relève du défit aux conventions.

Pourtant, les plaies du passage du dernier typhon sont loin d’être cicatrisées, les blessures sont encore ouvertes, le sang coule et le bilan en pertes humaines risque d’être très lourd.

Le centre du typhon Nesat est passé bien au nord de chez nous, au moins 300 kilomètres et pourtant les dégâts sont importants. Qu’a-t-il bien pu se passer près du centre ? Dans les régions de Baguio, San Fernando la Union, Pampanga, Tarlac ?



Le ciel est encore bien chargé, il pluviote, encore quelques rafales de vent, mais rien à voir avec ce que nous avons subi hier.

Demain ou après-demain le soleil va revenir, nous retrouverons les plages, certainement un peu modifiées du fait des vagues, plus de sable à certains endroits … moins à d’autres, ici les plages sont mouvantes, au grès des typhons.

Donc vous souhaitez vivre aux Philippines, mais où ?

Dans une île ? Le pays en compte 7.107, vous n’aurez que l'embarras du choix. Néanmoins, vous devrez prendre en compte un certain nombre de considérations. Vous avez des enfants en âge scolaire, il vous faudra être à proximité d’une école digne de ce nom, donc proche d’une grande ville. Vous avez quelques soucis avec votre santé, ne vous installez pas à des jours de mer du plus proche hôpital, vous aimez sortir et faire du shopping dans les Centres commerciaux, l’île de Robinson ne va certainement pas vous convenir.


Ville ou campagne, mer ou montagne, Luzon, les îles des Visayas ou Mindanao ?

Pas facile que de faire un choix. Pour vous donner quelques idées et peut-être vous aider dans ce choix Cornélien, je vais vous donner la liste des meilleurs endroits où vivre aux Philippines, liste publiée par le magazine Money Sense et j’y ajoute le choix d’expatriés ou futurs expatriés.

Donc le magazine ‘’Money Sense'' a publié la liste des meilleurs endroits où vivre aux Philippinres. Regardons ce qu’il nous donne dans sa liste des 20 premières villes. 

1.   1 -   Bacolod City : population accueillante, style de vie relaxe, accès aisé à de nombreuses destinations de loisirs. (454.000 habitants, la capitale de la province du Negros Occidental, la Cité des sourires et du bonheur de vivre).  

2.    2 - Makati City : le Centre financier et des affaires du pays,  une culture cosmopolite et qui possède d’excellentes infrastructures (population 471.000).

3.  
 3 -   Davao City : le taux de crime le plus bas du pays, un environnement très propre, grand choix de bonnes écoles et d’hôpitaux (population 1.725.000).

4.   4 -   Marikina City : rues très propres, pas de squatters, nombreux quartiers résidentiels.

5.    5 -  Iloilo City : excellentes écoles, nature, les gens ‘’gentils’’, position stratégique au centre du pays (population 366.000).

      6  -   Las Piñas City : proximité du centre de Manille, mais avec des prix de locations abordables, nombreux Centres Commerciaux, bonnes écoles (population  366.000).

7.     7  Pasig City : au centre de la mégalopole avec des prix de location moins élevés, nombreux Centres Commerciaux et distractions, bonnes écoles (population 505.000).

8.    
 8 - San Fernando Pampanga : situation stratégique au nord de Manille, excellente nourriture, nombreuses opportunités de business (population 212.000).

9.   9 -   Mandaluyong City : la seconde partie d’Ortigas, nombreuses options pour se loger, bonnes écoles (population 212.000).

1 10 -  Quezón-City : nombreuses possibilités pour se loger, bonnes écoles, accès à de nombreux hôpitaux, nombreux  loisirs (population 2.174.000).


11.  Manille,
12.  Batangas,
13.  Cagayan de Oro,
14.  Matinlupa,
15.  Angeles,
16.  Baguio,
17.  Lipa,
18.  Calamba,
19.  General Santos City,
20.  Cebu.

Donc nous avons là la liste publiée par MoneySense, une liste qui, à mon idée tout du moins, s’adresse plutôt à des Philippins aisés qui travaillent et ont des enfants, ou à des expatriés détachés par leurs compagnies.

Je reprends cette liste.


Venir aux Philippines pour se retrouver dans le quartier de la Défense local, habiter un appartement pour vivre en climatisé … pas vraiment mon truc.

Donc je vais retirer tout ce qui est de Manille et de sa banlieue. De plus Manille est sur une faille, évitons les risques que l’on peut éviter.

J’enlève Makati City, Marikina City, Las Piñas City, Pasig City, Mandaluyong City et Quezon City  dans la liste des dix premiers noms.


Il nous reste Bacolod City et Iloilo City sur Negros et Panay, deux villes du centre du pays où il fait bon vivre, à la condition de s’éloigner un peu du centre-ville. J’ajouterai, dans cette même région Dumaguete.

Davao, toujours dans la banlieue, peut être très agréable, une bonne dizaine de Français y vivent déjà. Samal Island, le Mont Apo, la région de Bukindon, les plages et les montagnes … sympa.


San Fernando Pampanga, trop dans les terres à mon goût, la mer est loin.
Avantage, proche d’Angeles et pas trop éloigné de Subic, Olongapo.

Deuxième partie de la liste j’enlève d’office Manille et Matinlupa.
Lipa et Calamba ne se trouvent pas au bord de la mer et pas non plus dans les montagnes. Angeles, se trouve à quelques encablures de San Frenando, même commentaire.

Cebu, sur l’île il y a des coins sympa, mais à la condition de s’éloigner un peu de la ville qui a tendance à vouloir ressembler à Manille.

Cagayan de Oro et General Santos : je ne connais pas suffisamment pour avoir ma propre opinion, mais comme ne nombreux étrangers y vivent … je présume que cela ne doit pas être si mal (les deux villes sont situées sur Mindanao, comme Davao). 


Baguio, la capitale d’été des Philippines, est parfaite pour ceux qui supportent difficilement les grandes chaleurs. Située dans les montagnes de la Cordillera, à une altitude d’environ 1.500, elle apporte la fraicheur à ceux qui préfèrent la cheminée au climatiseur.

Maintenant pour ce qui est des enfants et donc de l’école.


Nous avons ici, à moins de deux kilomètres, dans la ville voisine de Maragondon, les plus grandes écoles de Manille sous formes d’annexes. PUP, Polytechnique University of the Philippines, West Point, Montessori pour le primaire et le secondaire... Il n’y a pas que dans le grand Manille que ces écoles et universités sont présentes.

Il nous reste Batangas. Entre Nasugbu et la ville de Batangas, il y a nombre de place où il doit faire bon habiter. La province de Batangas jouxte celle de Cavite, Ternate doit se trouver à moins de 20 kilomètres de la frontière des deux provinces. Je connais bien. De nombreux étrangers ont fait construire de superbes propriétés le long des côtes. Allez sur Google Earth et visitez, virtuellement, ‘’Punta Fuego’’ sur Mindoro, vous comprendrez ce que je veux dire.


Ce qu’il faut, c’est de ne pas être trop éloigné d’une grande ville, disons dans un rayon de 50 à 70 kilomètres. Ceci afin de pouvoir se ravitailler en produits importés, d’aller au cinéma, d’assister à quelques spectacles, d’avoir des restaurants dignes de ce nom, etc.

Maintenant, pour ceux qui ne sont plus en charge de famille et qui souhaiteraient simplement se balancer dans leur hamac, sur une petite plage de sable, parfois plus ou moins blanc, une bière SanMig fraîche à portée de main … Mindoro, Marinduque, Sirgao (surf), San Fernando la Union, Palawan (la dernière frontière), El Nido,  et pour les Robinsons Crusoë, les Calaguas Islands. Bien que... profitez-en vite, cela ne saurait durer.

Je reviendrais plus en détails, ville par ville, province par province et région par région, sur ces endroits où il fait bon vivre. Les deux prochains posts seront consacrés aux îles des Gigantes et à la ville de Dumaguete et à ses environs.

Les villes et régions préférées de lecteurs expatriés :



Malaybalay, Batay (Leyte), Catbalogan (Samar), Pagudpud (llocos Norte), Marivelles (bataan), Antipolo (si vous êtes obligés de vivre proche de Manille), Tagaytay (proche de Manille, mais également du Taal volcano), Puerto Princesa (sur Palawan), Bohol, Ormoc (deux heures de Cebu), La région de Bukindon (une alternative à Baguio),  Talusay, Gingoog (imprononçable), Iligan …


Où vivez-vous aux Philippines ? 

Où souhaiteriez-vous vivre, où avez-vous l'intention de vivre ...  une fois arrivé ?  




Expériences, avis, critiques et commentaires, comme d’habitude sont les bienvenus.


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Prendre sa retraite aux Philippines,
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  7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,

    des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
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Tuesday, February 25, 2014

TERNATE ... SAN FERNANDO, EN BUS !

PLUS DE 600 KILOMÈTRES EN BUS ... SEUL !

TERNATE, SAN FERNANDO  …  LA UNION, EN BUS.

Lundi 13 juin 2011, six heures du matin.

Je prends, avec mon sac, la direction des terminaux de bus qui se situent sur la High Way de Ternate.


Un bus de la compagnie Ariel, moteur tournant est prêt au départ. Quelques minutes d’attente, que je préfère passer au dehors, car la climatisation transforme l’intérieur de ces bus en petite Sibérie.
Le ‘’conductor’’ m’invite à monter, je m’installe et sort mon pull … que j’enfile en urgence, je gèle littéralement. Je vais passer une partie de ce trajet de trois heures avec mes mains au chaud … sous mes cuisses, pas pratique, mais efficace.


Il est six heures vingt-cinq, nous démarrons, en trombe, le driver (chauffeur) est un nerveux, il passe devant deux bus de la concurrence de façon à ramasser les clients sur la route. Mais, pas beaucoup de clients ce matin, quelques étudiants et c’est à peu près tout, les travailleurs se rendant à Manille sont partis depuis longtemps.


Quelques embouteillages dans la traversée de Naïc, il est sept heures, l’heure de la rentrée des classes pour les écoliers. Pas de problème de circulation jusqu’à Tanza et là l’horreur, plus d’une heure pour faire moins de trois kilomètres, c’est à chaque fois la même chose, il serait temps de construire une déviation pour contourner la ville.


Tanza est une plaque tournante, les véhicules en provenance de l’ouest, du sud et de l’est y convergent pour remonter vers le nord en direction de Manille. L’avenue principale est large, une bonne quatre voies, dans les deux sens … oui, mais les ponts laissent tout juste, passer un véhicule dans chaque sens ! De plus avec tous les bus, jeepneys et FX qui transportent les employés de la zone économique spéciale d’EPZA … l’horreur !

Le soleil, levé depuis cinq heures trente, commence à chauffer doucement le toit de notre bus, l’atmosphère se réchauffe, je peux retirer mes mains de sous mes fesses, mais je conserve le pull.

Surprise, nous empruntons la nouvelle portion de la Costal Road, sorte d’autoroute à péage qui a été construite le long de la côte sur d’anciens marais asséchés. Ouverte depuis quelques jours seulement, cette portion de route va nous éviter de nous aventurer dans les embouteillages chroniques de Bacoor et de las Piñas, nous faisant ainsi gagner une bonne demi-heure sur le temps du trajet.


De nombreux squatters habitent toujours dans leurs cahutes montées sur pilotis, les pieds dans l’eau, pas de sanitaires, encore moins de tout à l’égout, tout est rejeté dans ce marécage, où néanmoins la marée continue à se fait sentir.

Par endroit, des parcs à huîtres, des cages à poissons, il y a de quoi les nourrir avec les ordures et autres qui se déversent dans cette lagune !



Baclaran, le terminus sud de la plupart des compagnies de bus, la majorité des passagers descend à cet endroit, il y a des correspondances pour toutes les destinations à l’intérieur du grand Manille et l’aéroport international est à quelques centaines de mètres.


Deux kilomètres de plus pour atteindre mon point de chute, Roxas boulevard corner EDSA. Pour ceux qui ne connaissent pas, Roxas Bvd. c’est la grande avenue du bord de mer, la baie de Manille ; corner veut dire intersection et EDSA, c’est Epifanio De los Santos, une sorte de périphérique local.

Nous repartons, je me positionne, prêt à sortir, il me faudra faire vite, car il n’y a pas d’arrêt à cet endroit. Le chauffeur stop, la porte s’ouvre, je m’éjecte et monte sur le terre-plein pour atteindre la contre allée. Vive la gym, préférable d’avoir un peu d’entrainement et de ne pas être handicapé. Il est presque neuf heures.

A pied je remonte EDZA sur un petit kilomètre, enjambe le périphérique, il y a une passerelle piétonne au niveau de Taft avenue qui dessert la station du LRT (le métro aérien local). Trois cents mètre de plus, j’enfile une avenue sur la droite (un quartier de Pasay que je connais) et cherche le terminal de la compagnie Partas. OK, là sur la gauche, des bus de Partas arrivent et partent.
Je me renseigne auprès du personnel présent. « San Fernando La Union, à quelle heure le prochain départ ?


Dix heures ! ». Parfait j’ai le temps de boire une petite bière, où … presque en face il y a un videoke qui fait un bruit d’enfer, mais pas le choix. Un ‘’boui-boui, presque propre, deux consommateurs qui doivent commencer à être bien, compte tenu du nombre de bouteilles vides qui encombrent leur table. Et ils recommandent une bouteille de Red Horse, la bière forte locale. Pour moi une petite SanMig Light bien fraiche … commence à faire chaud.

Une fille qui chante des chansons locale, assez belle voix, mais comme souvent le ton est monocorde. A peine la chanson terminée elle s’éclipse quelques instants et revient accompagnée d’une autre fille qui essaie aussitôt d’attirer mon attention.
Rien à faire, je pars dans une demi-heure et … la fille est moche, grande, grosse et grasse, les trois G, réellement moche. Neuf heures quarante, j’ai payé mes Php 50 et je traverse pour rejoindre le terminal (terminus) de Partas.

Où se trouve le bus pour San Fernando ?
Pas ici, me répond un employé, ici c’est le garage et vous devez vous rendre au Terminal qui est sur EDSA. Bonjour pour la fiabilité des renseignements. Trois cents mètres, cela doit-être faisable pour dix heures.

On se presse un peu, EDSA, sur la droite, 50 mètres le ‘’Terminal’’ de Partas, le Guichet … San Fernando La Union, un ticket s’il vous plait. Merci, le départ à ? 10 h 30 ! Parfait, je m’assois dans ce qui ressemble à une salle d’attente, mais ouverte sur un côté.


L’inévitable TV qui passe un match de boxe, ce qui ne m’intéresse nullement. Je regarde les voyageurs ; un peu de tout, des jeunes, des moins jeunes, des couples avec des enfants, certainement des familles qui sont venues visiter des proches et qui retournent dans leur province, ils ont de nombreux bagages.

Inspection du bus et des bagages par les gardes de sécurité, les passagers embarquent et … à 10 h 47 nous démarrons, les horaires philippins.
Remonté d’EDSA, pas trop de trafic en ce milieu de matinée, nous roulons bien. Makati, Mandaluyong, camp Crame, Timog, Quezón Avenue et allons rejoindre le NLEX, une bonne autoroute, la seule et unique en direction du nord de Luzon.


Belle autoroute, quatre voies dans chaque sens, sauf quand il y a des travaux et il y en a souvent, peu de trafic, les tarifs sont pour beaucoup dissuasifs et certaines catégories de véhicules ne sont pas autorisées de circulation.

La vitesse est limitée à 100 km/h, notre bus doit rouler entre 90 et 100 km/h et peu de véhicules nous dépassent. De Bulacan au nord de Manille jusqu’à Clark (Angeles City) nous mettons une heure pour environ 80 klicks et le paysage est du type morne plaine. Plat, des champs de riz et encore du riz, un peu de canne à sucre, peu, voir pas d’arbres, ce n’est qu’en approchant San Fernando (Pampanga) que l’on aperçoit, sur la gauche, une chaine de montagnes dans laquelle se situe le Mont Pinatubo, ce volcan qui a explosé en 1991 avec les conséquences que l’on connait.


Au fil des ans, la contrée a reverdit. Je me souviens être passé dans San Fernando en mai 1996, cinq ans après la catastrophe tout de même, un paysage lunaire … la route qui avait été dégagée semblait creusée dans les cendres du volcan. Des murs de cendre de deux mètres et plus qui bordaient les bords de la route, des maisons dont l’on apercevait plus que les toits, dans le meilleur des cas et à chaque pluie des milliers sinon des millions de tonnes de boues qui dévalaient les pentes du volcan et anéantissaient les efforts de déblaiement et nettoyage. Les champs étaient gris, recouverts d’une épaisse couche de cendres et rien n’y poussait plus. Apocalyptique et désolant.

Passé Clark, sur la droite le Mont Arayat, un volcan conique, isolé, qui semble avoir jailli des champs de riz pour culminer à plus de 1.000 mètres, étonnant.
Pluie d’orage, sur les montagnes se sont développés des nuages cumuliformes et nous recevons une pissée. Cela ne dure pas, quelques petites minutes et nous retrouvons le soleil.


Un dernier poste de péage, finie l’autoroute, nous reprenons la route traditionnelle philippine, la deux voies qui traverse les villes et villages, celle où l’on retrouve toutes les catégories de véhicules, celle où l’on roule doucement, au rythme du pays.


Une cinquantaine de kilomètres et nous atteignons Tarlac City, la capitale de la province du même nom, une ville de plus d’un million d’habitants dont l’économie est dominée par l’agriculture, principalement la culture du riz et de la canne à sucre.

Coutume locale : certaines portions de cette route ont été élargies de chaque côté, ce qui en fait donc une quatre voies par endroits. Mais les véhicules ne roulent que sur les deux voies du milieu ! Donc, si vous souhaitez dépasser un véhicule plus lent et qu’il y a du trafic qui vient en face … easy, vous dépassez par la droite.


Je présume que cette habitude de rouler au centre de la route est due au fait que lorsque la route redevient à deux voies, la plupart du temps cela n’est pas indiqué et il y a souvent des véhicules arrêtés sur la voie de droite. Les conducteurs ont l’impression de se sentir plus en sécurité au milieu de la route.

Après deux heures trente de route, arrêt buffet à un restaurant local, une eaterie où ils vendent toutes sortes de snacks, de pâtisseries, des hot-dogs à la mode philippine (pas de moutarde, mais de la sauce tomate à base de banane). Impressionnant ce qu’ils peuvent avaler comme ‘’cochonneries’’, pas étonnant qu’ils deviennent gros et gras passé la trentaine. Il est 13 : 15 et les deux membres de l’équipage du bus vont se restaurer, mais c’est aussi un arrêt pipi, il vous en coutera Php 2.

Je mange quelques chips et demande s’ils ont de la bière, la réponse : « pas de boissons alcoolisées », je comprends, qu’à cela ne tienne, il y a un sari-sari juste en face, une bière SMB glacée pour la modique somme de Php 27, moins de 50 centimes d’euro.

Nous allons reprendre la route après une demi-heure d’arrêt, le conducteur compte ses passagers … OK, le compte est bon, roulez jeunesse.

Roulons pendant deux heures, sur une plaine plate comme la main.
La route à deux ou quatre voies traverse plusieurs villes, je remarque partout de nouveaux centres commerciaux, SM Mall, Robinson et d’autres chaînes que je ne connais pas.
Pas grand-chose à voir, de plus le soleil tape et je tire le rideau pour protéger ma voisine qui ne semble pas apprécier l’astre du jour.


Deuxième arrêt ‘’pipi’’ alors que nous apercevons sur la droite, en partie dans les nuages, les premiers contreforts des montagnes de la Cordillera. Arrêt plus bref, une quinzaine de minutes tout au plus. Peu avant Rosario la route se divise en deux ; sur la droite direction les montagnes, Baguio et Benguet, sur la gauche, notre route en direction de la côte.

Cela grimpe, tourne, vire, les nuages s’accumulent, le plafond bas se crève, il tombe des cordes. Cela ne dure qu’une dizaine de minutes avant que le soleil ne fasse sa réapparition.

A quelque chose dans l’air l’on sent que la mer n’est pas loin et au passage d’un pont qui enjambe un estuaire, sur la gauche, à environ cinq cents mètres, la baie de Lingayen.
Traversons des villes qui se nomment Agoo, Aringay, Caba, avant d’arriver, presque, à ma destination … Bauang, (prononcer Ba –ou- ang).


Mon ami Fabien, chez qui je me rends, m’a envoyé un mail qui donnait la précision suivante : deux à trois kilomètres après la sortie de la ville, tu demandes à te faire arrêter au Rose Bowl restaurant, qui est un nouveau restaurant et que le personnel du bus connait certainement.

Aucun problème, le chauffeur stoppe en face du restaurant, je descends presque en marche, pose mon sac à terre et retire mon pull … car il fait chaud. Je regarde à gauche et sans surprise j’aperçois Fabien et Gina qui viennent à ma rencontre. Good timing, bon endroit et en route pour sa petite maison distante d’environ deux cents mètres.


Une petite bière bien fraîche et … la suite pour demain, le mariage de Gina et Fabien, Fabien dont je suis le témoin.

Allons-nous enterrer sa vie de garçon ?

Je joins quelques photos du Coconut Grove, le Resort que m’a réservé Fabien.
Excellent Resort, je pense tenu par des Australiens et que je recommande volontiers.

Tout cela pour vous dire que j’ai effectué un voyage aller et retour de plus de 600 kilomètres, seul, en bus climatisés, sans aucun problème et sans jamais avoir eu l’impression de courir un quelconque danger.

Dangereux ce pays ? Certainement moins que certains !
Au retour, de nuit, j’ai même dormi quelques heures dans mon siège inclinable.

Un parmi les nombreux voyages effectués en bus, le plus souvent avec mon épouse et le premier aussi long que j’effectue seul.


De plus les passagers locaux sont extrêmement serviables et le personnel attentionné.
Pour les très longs trajets, il existe également des bus avec couchettes. Le bus c’est le fer de lance du transport philippin.

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